La riposte populaire, le 1er décembre 2013, contre les propos
adressés à la Ministre de la Justice, a rassemblé des centaines de milliers de Républicains,
dont plus de 1 000 à Toulon, venus dire leur aversion face au niveau des
insultes proférées par une minorité certes, mais dans un contexte de
banalisation qui a de quoi inquiéter et inviter à la plus grande vigilance.
Quelques jours après, c'est le maire UMP de
Roquebrune-sur-Argens, Luc Jousse qui, commentant un incendie dans un camp de
gens du voyage, regrette que « les secours soient arrivés...si vite «! Ce
ne sont que des Roms, après tout...Et il a remis ça car il semble dire qu'il ne
craint pas le jugement de ses électeurs et qu'il n'a nullement dérapé !
Où va-t-on ? Et que dit Mr. Falco ? Rien. Il n'a
rien à dire. C'est assourdissant. Le député Vitel a demandé la suspension du
maire sortant, pour ne pas laisser le FN exploiter le « dérapage ».
L'autre député Ginésy n'est pas de cet avis ! Il est urgent d'attendre.
Encore un nouvel épisode de la cacophonie qui règne à l'UMP. A force de chasser
sur les terres du FN, on s'y embourbe.
Il n'est pas étonnant que l'observatoire du CRAN (Conseil
représentatif des associations noires) qui s'est adressé aux 50 plus grandes
villes de France pour tester leur anti-racisme, ait classé 4 villes de PACA
dans les 10 dernières, dont Toulon.
Le Front de gauche ne peut que partager cette indignation et
rappeler que si la vigilance et la réaction s'imposent face à une telle dérive,
il est essentiel de faire reculer -au lieu de les creuser- les inégalités et
les discriminations sociales qui sanctionnent les politiques d'austérité,
qu'elles soient de droite ou social-libérales.
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