samedi 14 décembre 2013

Là où il y a une volonté, il y a un chemin...



Au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans l'austérité grandit l'idée que plus personne (ou presque) n'est à l'abri d'une précarisation  qui peut très vite conduire chacun à ce fameux seuil moyen de pauvreté estimé entre 814 et 900 euros de revenus mensuels pour une personne seule en France. (Selon qu'on prend 50% ou 60% du revenu médian)

En réalité il ne faut pas beaucoup chercher pour trouver de plus en plus de cas sociaux d'hommes, de femmes, de personnes âgées et de familles qui survivent avec moins que ça, beaucoup moins !
Pourtant, en euros constants,  le niveau du seuil de pauvreté s'est élevé entre 1970 et 2011 : les pauvres seraient-ils moins pauvres ? Relativement oui, grâce à la période des « 30 glorieuses » et puis la courbe s'est de nouveau infléchie. Nous ne sortons plus d'une zone de grandes turbulences.

Mais on ne vit pas à la même époque et les besoins se sont multipliés ainsi que le nombre de celles et ceux qui ont vu leurs revenus diminuer : chômage total ou partiel, retraites réduites, prestations sociales, politique fiscale (TVA pénalisant les plus modestes notamment), évolution des loyers et charges, prix du gaz et de l'électricité en partie privatisés, des transports, charges de santé...

Derrière les statistiques, les moyennes, il y a des disparités énormes de revenus et autant de situations dramatiques, de privations sur le nécessaire avec toutes les conséquences sur la santé, les relations familiales et sociales, jusqu'aux drames humains que l'on cache derrière « la fragilité psychologique » des individus pour ne pas voir la conséquence de la grande pauvreté qui explose dans des pays comme le nôtre, dits « riches », disposant encore de certaines  avancées sociales qui se réduisent comme peau de chagrin.

Heureusement il y a aussi la solidarité, les bénévoles des associations comme le Secours populaire, le Secours catholique, les Restaurants du Coeur, Promosoins..pour atténuer les conséquences d'une misère le plus souvent pudique alors que s'étalent les profits gigantesques de quelques-uns, le luxe et l'insolence des revenus d'une infime minorité dont on glorifie l'exemple et le mérite !

Parce qu'elles s'accroissent au lieu de se réduire, ces inégalités sont devenues insupportables à ceux qui les subissent d'abord et inquiètent ceux qui se sentent menacés.

Et s'il y a parfois des actes illicites, un accroissement des vols dans nos grandes surfaces regorgeant de tout devant ceux qui n'ont rien ou presque, il faut ne jamais avoir eu faim ou froid ou simplement de cœur, pour jeter la pierre à quelques faiblesses cédant aux sirènes de  cette course à la consommation pour laquelle nous sommes conditionnés sans nous en apercevoir.

Plus nous sommes dans les difficultés plus nous avons le sentiment que nous n'y pouvons rien, qu'il n'y a pas d'issue, la fatalité, en quelque sorte. La désespérance prend des proportions inquiétantes. Nous sommes dans cette phase où les « politiques » comme on dit ne semblent plus avoir de prise sur nos vies. Sinon dans le mauvais sens. N'épargnons pas les responsables : il y en a !

Exprimons notre refus de la résignation au pire et nous rallumerons les étoiles de la confiance dans un avenir de justice, de progrès, de fraternité. Relevons le défi de faire grandir une vraie gauche de courage pour l'Humain d'abord.

René Fredon

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